Rencontrez la famille Zhang : des racines chinoises, aux salles de classe françaises

Rencontrez la famille Zhang : des racines chinoises, aux salles de classe françaises

À quoi ressemble l’arrivée d’un enfant non francophone au Lycée Français de Shanghai ? La famille Zhang raconte le parcours de Max, qui a quitté une école chinoise pour découvrir un environnement multilingue stimulant, où il navigue aujourd’hui entre le français, l’anglais et le chinois. Entre sports d’équipe, échanges culturels et nouvelles amitiés, son parcours montre comment curiosité, préparation et accompagnement peuvent transformer un défi en véritable aventure.

Pouvez-vous présenter votre famille et nous parler du parcours scolaire de Max avant son arrivée au Lycée Français de Shanghai ?

Nous sommes une famille chinoise installée à Shanghai avec deux fils. Notre aîné, 18 ans, se destine à une carrière de médecin. Max, notre plus jeune fils, a 12 ans et a rejoint le Lycée Français de Shanghai en septembre 2022. Avant cela, il fréquentait une école publique chinoise proche de chez nous. Il a également commencé à apprendre le français dans le cadre d’activités extrascolaires un à deux ans avant son entrée au LFS, afin de s’y préparer.

 

Comment avez-vous découvert le Lycée Français de Shanghai et pourquoi vous y être intéressés ?

Notre lien avec la communauté française remonte à plus de dix ans. À travers le sport, les amis et diverses activités partagées, nous avons appris à apprécier la culture française et compris que le LFS pouvait offrir à Max une éducation internationale équilibrée, combinant excellence académique, esprit d’équipe et ouverture culturelle.

Pourquoi avoir choisi la Section Internationale Chinoise du Lycée Français de Shanghai ?

Les origines chinoises de Max faisaient de la Section Internationale Chinoise (SIC) un choix naturel. Elle lui permet de continuer à développer ses compétences en chinois tout en apprenant le français et l’anglais, offrant ainsi une véritable expérience multilingue.

 

En quoi le LFS se distingue-t-il des écoles chinoises, dans les études comme au quotidien ?

Les écoles publiques chinoises ont des classes très nombreuses et une discipline stricte, avec un fort accent mis sur les résultats scolaires. Les activités sportives, les compétences sociales et le développement personnel y sont plus limités. Au LFS, l’équilibre est différent : les exigences académiques restent élevées, mais les élèves pratiquent davantage de sport, notamment en équipe, ce qui leur permet d’apprendre à coopérer, à se fixer des objectifs et à développer un esprit de compétition, tant physique que social. Max bénéficie aussi de classes plus petites et plus interactives, où la participation et l’expression personnelle sont encouragées.

Comment Max s’est-il adapté à un environnement multilingue ? Le français a-t-il été difficile au début ?

La transition peut être exigeante, surtout avec de nouvelles langues et de nouveaux repères culturels. Au début, Max a eu besoin de temps pour s’adapter, en particulier pour le français. Le programme FLSco destiné aux élèves non francophones l’a aidé à gagner rapidement en confiance. Aujourd’hui, il parle presque comme un natif, passe naturellement du français à l’anglais et au chinois, et aide même ses camarades francophones plus jeunes en chinois. C’est un environnement d’échange réciproque très enrichissant pour tous.

 

Comment accompagnez-vous Max dans ses études à la maison si vous ne parlez pas français ?

Pour des matières comme les mathématiques et les sciences, la langue constitue moins un obstacle et nous pouvons l’aider directement. Pour le français ou l’histoire, nous utilisons des ressources en ligne, des supports bilingues et les conseils d’amis. C’est un effort familial : nous essayons nous-mêmes d’apprendre le français afin de montrer à Max que nous partageons cette aventure avec lui. L’école est également très présente grâce au programme FLSco et à l’accompagnement des enseignants.

 

Comment Max s’est-il intégré à la communauté scolaire et quels changements avez-vous observés ?

Max s’est adapté progressivement et est désormais bien intégré, tant sur le plan social qu’académique. L’environnement multiculturel de l’école l’a aidé à se sentir à l’aise, à se faire des amis et à interagir dans plusieurs langues. Il est aujourd’hui plus heureux, plus confiant, plus communicatif et plus curieux. Il partage davantage son quotidien scolaire avec nous. La présence de nombreux élèves chinois et de jeunes francophones apprenant le chinois favorise naturellement l’apprentissage des langues et l’intégration sociale.

Comment envisagez-vous les opportunités éducatives futures de Max ?

Le programme français ouvre des portes vers les universités en France, mais aussi vers les meilleures institutions anglophones dans le monde ainsi que les universités chinoises. Cette base multilingue lui offre une grande flexibilité et un avantage compétitif, quel que soit son choix d’orientation.

 

Quels conseils donneriez-vous aux familles qui envisagent le LFS ?

La préparation est essentielle. La transition peut être exigeante, mais les bénéfices, compétences linguistiques, confiance en soi, ouverture culturelle et développement personnel, en valent largement la peine. Il est important de rester impliqué, de soutenir son enfant sur le plan émotionnel et d’embrasser pleinement l’environnement multilingue. Si possible, apprenez le français avec votre enfant et profitez des programmes proposés comme le FLSco. Nous soulignons également que le LFS propose des frais de scolarité raisonnables tout en maintenant un haut niveau d’enseignement. La communauté du LFS est accueillante, diverse et particulièrement bienveillante envers les familles non francophones.

Le parcours de Max prouve que la langue n’est pas une barrière, grâce notamment à des dispositifs comme le FLSco, à l’engagement des enseignants et à une communauté ouverte et inclusive. Les familles curieuses, ouvertes d’esprit et prêtes à accompagner leurs enfants y trouveront un monde d’opportunités : excellence académique, maîtrise de plusieurs langues et accès à des universités en France, en Chine et ailleurs. Le système scolaire français ne s’adresse pas uniquement aux francophones : c’est un environnement où les enfants non francophones peuvent s’épanouir, explorer et devenir des citoyens du monde confiants.